Quel est ma méthode de fabrication en coutellerie d’art ?

Bienvenue !

A savoir :
La méthode d’écrite et celle pour réaliser 6 couteaux à friction, de mon couteau « Le Verdon *».

Pour créer un couteau en coutellerie d’art, je me rends à mon bureau ou à mon établi.

Je vais prendre une première page blanche, et je vais définir un rectangle, qui va définir la longueur et la largeur de mon futur couteau.

Par rapport à la création du couteau, que je veux réaliser, il va falloir commencer à dessiner le manche ou la lame.

Cette étape est très longue, surtout, quand, comme moi, on ne détient pas de savoir-faire en dessin. De plus, lorsque l’on réduit ou augmente un trait, cela change tout à la forme du couteau que je dessine.

Lorsque le manche à sa forme, qui me semble être la bonne, je dessine la lame, et réalise des photocopies du manche et de lame, jusqu’à obtenir la forme désirée du couteau.

Une fois que le couteau, que je viens de dessiner me convient, cela peut durer, 1 semaine, un mois, ou plus, je réalise une photocopie de la lame et du manche, que je colle sur une surface rigide, que je vais pouvoir découper.

Puis, viens une étape, ou je vais pouvoir confirmer, si le dessin me convient vraiment, au modèle que je voulais créer.

Je réalise le gabarit en acier de l’ensemble du couteau.

Si j’ai des modifications de forme ou de taille à réaliser, c’est le moment.

Viens enfin, le moment le plus attendu… La fabrication du premier couteau, suite à sa création.

Je vais choisir un morceau de bois, que j’ai en stock, choisir l’acier pour la lame, le rivet pour la butée, l’axe de la lame, les vis …

Je dépose mon gabarit, sur l’acier choisi pour la lame, et dessine une forme brute.

Celle-ci est découpée et ébavurée.

Je pose, le gabarit sur l’ébauche, et perce le trou d’axe de la lame et le fraise.

Ensuite, avec la pointe à tracer, je trace la forme extérieure de la lame.

Celle-ci est détourée au back-stand et ébavurée.

Je découpe le V dans la lame, et le lime, pour lui donner sa forme définitive.

Je mets la lame, d’équerre sur l’extérieur.

La lame est en forme ; il est grand temps de s’occuper du carrelé de bois qui à déjà été rainurer pour le passage de la lame.

Après avoir trouvé, l’endroit où va se trouver la butée de la lame, je perce celle-ci et fraise le trou.

Je m’occupe de percer le trou du lacet, et m’occupe de percer le trou d’axe de la lame.

Je fraise le trou d’axe de la lame pour faire passer les têtes de vis.

Toujours à l’aide du gabarit, je réalise, le traçage de la forme extérieur du manche.

Je réalise le rivetage de la butée de la lame, sur l’enclumette.

Avec la scie à ruban, je détoure le manche.

Viens une étape qui permet de voir le couteau se créer.

J’ajuste la lame sur le manche, et met le manche en forme extérieur.

Je peux à cette étape, marquer l’emplacement de la marque de fabrique et de l’onglier.

Je me rends au balancier, et poinçonne la marque de fabrique et de l’onglier pour finir par le poinçonnage du nom du couteau.

Je redresse la lame, et réalise l’émouture avant la trempe.

L’émouture et réalisée au back-stand, a main levée, sans appui ou gabarit.

Il faut maintenant réaliser la trempe de celle-ci et le revenu. Ces deux étapes sont très importantes, pour la qualité de la lame.

Après la trempe et le revenu, je termine l’émouture, afin d’avoir une lame avec un bon tranchant qui sera aiguisé à la fin.

Une fois, que la lame est prête pour le polissage, je la « remonte » sur son manche, et m’occupe de façonner le manche.

Sur le back-stand, je façonne le manche du gros grain au grain très fin, du grain 40, qui est très gros grain, au grain 600 qui est un grain très fin, et ponce celui-ci à la main et en long du grain 240 au grain 1200, pour que le manche soit parfaitement formé est poncé.

Le couteau est bientôt fini, quoique que ?

Je démonte la lame, ponce le dos de celle-ci, au grain fin, et polie celle-ci au nylon, pour lui donner un aspect mat.

Après avoir polie, les têtes de vis, je remonte la lame sur son manche, est polie celui-ci.

Me reste plus, qu’à aiguiser la lame !

Après avoir, donner le tranchant à la bande abrasive, je retire le morfil, et repolie le tranchant.

J’essuie le couteau, vérifie que celui-ci ne comporte pas de défaut, et le range dans une pochette.

Je monte au bureau, est réalise le certificat et le carnet d’entretien du couteau, avec sa pochette kraft et sa clés Allen.

Le couteau, est fini, et peut être proposé à la vente, en attendant son futur propriétaire.

Pour réaliser 1 couteau, comme celui-ci:

Il m’aura fallu de 3 à 6 heures de temps, pour 1 couteau.

Ce qui me fait de 15 à 30 heures, pour en fabriquer 6 . Et beaucoup de savoir-faire !

Le prix du couteau, sera à partir de 100 euros TTC.

Coutellement vôtre,

Mikaël Trocherie.

Nota bene :

Suivant le type de couteaux réalisés, le temps pour fabriquer 1 couteau, peut aller d’1 journée et demi à 2 jours, voire plus.

Exemple : Le Verdon* géant, ma demander 40 heures pour sa fabrication.

*Modèle et marque déposés à l’INPI